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DNVB beauté : 2 banques pilotées au jour près avec Okimia

Cette marque française de soins du visage, née en direct-to-consumer, vend sur son site, en retail sélectif, sur marketplace et dans ses propres instituts. En 2 mois, sa trésorerie est passée de 42 803 € à 1 339 € : grâce à Okimia, Sébastien Doat (DAF externalisé chez Iter Advisors) a suivi sa position chaque jour pour redresser la barre.

Une marque beauté à trois rythmes de cash

La société est une marque française de soins du visage, née en direct-to-consumer. Elle vend sur son site e-commerce, en retail sélectif via des chaînes de parfumerie, sur marketplace, et dans un réseau d'instituts en propre où elle délivre ses soins. Ses décaissements s'élèvent à environ 210 000 € par mois.

Le groupe compte une société opérationnelle, une société sœur et une holding actionnaire qui consolide les comptes chaque mois. La société opérationnelle travaille avec deux banques : une banque privée et une néobanque dédiée aux paiements courants.

Chaque canal a son propre rythme de cash. Dans les instituts, loyers, équipes et praticiens freelances sont payés avant que les soins soient encaissés. En retail sélectif, la production est financée à la commande et encaissée après livraison. L'e-commerce et la marketplace encaissent chaque jour, au gré des campagnes marketing et de la saisonnalité.

Moins d'une journée de décaissements en banque

En août et septembre 2026, la marque a décaissé 422 604 € pour 381 140 € encaissés, soit en moyenne 6 928 € par jour calendaire. Les encaissements couvraient 84,0 % des décaissements en août, 95,8 % en septembre. La trésorerie consolidée est tombée de 42 803 € à 10 609 € fin août, puis à 1 339 € fin septembre, moins d'une journée de décaissements.

En septembre, deux postes pesaient plus des deux tiers des sorties : la masse salariale du siège (35,6 %) et les coûts directs des instituts (33,2 %). Le marketing (10,5 %), les frais généraux (9,6 %) et la logistique (7,3 %) complétaient le tableau.

Avant Okimia, la position de trésorerie se reconstituait à la main : connexion à chaque banque, copie des soldes dans un fichier, puis rapprochement ligne à ligne avec les dettes fournisseurs.

Le réalisé chaque matin avec Okimia, les arbitrages au jour le jour

Iter Advisors, DAF externalisé de la marque, a séparé deux tâches qui n'ont pas le même rythme. Okimia tient le réalisé : chaque matin, la plateforme remonte les mouvements des deux banques et les catégorise selon le plan cash défini par Iter (encaissements d'activité, coûts directs instituts et e-commerce, production, logistique, marketing, frais généraux, masse salariale, investissements, flux financiers, virements internes). La position consolidée est lisible en une vue, sans ressaisie.

Sébastien Doat, le DAF, consacre son temps aux décisions. Chaque mois, il clôture le mois au réel, puis re-prévoit les mois suivants à partir du détail : dettes fournisseurs, échéancier social et fiscal, encaissements retail attendus, coûts des nouveaux instituts. Les données catégorisées alimentent le reporting de la holding sans retraitement. En période de tension, un point finance court avec la direction tranche ligne par ligne : payer, décaler, négocier, financer.

« Quand la trésorerie couvre moins d'une journée de décaissements, un prévisionnel mensuel ne suffit plus. Il faut savoir chaque matin ce qui est sorti, ce qui va sortir, et sur quelle banque. Okimia nous donne le réalisé consolidé sans ressaisie, notre temps va aux arbitrages. »

Ce pilotage au jour rend possibles plusieurs arbitrages :

  • Répartition du cash entre banques. 225 840 € de virements internes en deux mois (118 000 € en août, 107 840 € en septembre), l'équivalent de 53 % des décaissements. Chaque virement est décidé contre les échéances des jours suivants, pas par habitude.
  • Ordonnancement fournisseurs. Production et salaires d'abord, le reste planifié ou renégocié. Les échéances non critiques sont décalées, pas effacées, et restent visibles dans le besoin de financement.
  • Flux intra-groupe. Les apports en compte courant de l'actionnaire et les avances aux entités sœurs sont tenus dans un registre dédié, puis rapprochés dans Okimia à leur réalisation.
  • Encaissements retail. Chaque commande est suivie client par client, de la livraison à l'échéance, pour dater les entrées au plus juste.

Résultat : la masse salariale du siège a été versée les deux mois (79 270 € en août, 78 817 € en septembre), avec l'appui en compte courant de l'actionnaire. Les encaissements d'activité ont progressé de 15,4 % (159 865 € en août, 184 448 € en septembre) et la trésorerie est remontée à 8 713 € le 2 octobre 2026.

Trois leviers pour inverser la courbe

La suite du plan de trésorerie repose sur trois leviers, chacun daté dans le prévisionnel et suivi dans Okimia à mesure qu'il se réalise :

  • Nouveaux contrats retail. De nouveaux comptes en distribution sélective sont attendus d'ici la fin de l'année, dont une enseigne européenne. Chaque commande est suivie de la livraison à l'encaissement : l'entrée de cash est datée, pas supposée.
  • Nouveaux instituts. Chaque ouverture élargit la base d'encaissements quotidiens, le canal le plus régulier de la marque. Elle consomme du cash avant d'en produire : le DAF cale donc le calendrier des ouvertures pour que le point bas reste finançable.
  • BFR : délais clients et fournisseurs. Facturation à l'expédition et relances systématiques côté retail, échéances fournisseurs alignées sur le cycle d'encaissement dans la limite légale de 60 jours. Sur la base de septembre, chaque jour de DSO gagné libère environ 1 744 €, chaque jour de DPO obtenu environ 3 724 €.

L'objectif : que ces trois leviers prennent le relais de l'appui de l'actionnaire. Le cash se pilote au jour, pas au mois : l'outil tient le réalisé, le DAF tient les décisions.

Iter Advisors accompagne les scale-ups et PME en DAF externalisé : prévisionnel de trésorerie, reporting, levée de fonds.